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Tout savoir sur le Décès d’un étudiant nantais vacciné à l’AstraZeneca

Tout savoir sur le Décès d’un étudiant nantais vacciné à l’AstraZeneca

Le lien n’a pas été établi entre la vaccination et la mort de ce jeune homme retrouvé mort à son domicile. Mais deux enquêtes ont été ouvertes, dont une par le parquet de Nantes.
Lors d’une conférence de presse ce mardi matin, l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire a abordé le cas de ce jeune homme décédé après avoir été vacciné contre le Covid-19 avec le vaccin d’AstraZeneca.

Selon le quotidien Ouest-France qui a révélé ce cas, la victime est un étudiant en 6ème année de médecine, âgé de 26 ans et interne au CHU de Nantes. Il a été vacciné le 8 mars dernier. Ne parvenant pas à le joindre, inquiète, sa famille avait alerté les pompiers. Ces derniers ont découvert le jeune homme, décédé dans son appartement le jeudi 18 mars.

Hémorragie interne due à une thrombose

Selon les premiers examens, l’étudiant aurait succombé à une hémorragie interne due à une thrombose. Or, plusieurs pays dont la France ont suspendu pour un temps l’injection du vaccin d’AstraZeneca, soupçonné de provoquer des problèmes sanguins.

Selon l’agence nationale de sécurité du médicament, en France, « 13 cas d’événements thromboemboliques (pour plus de 1 041 000 injections) ont été analysés (…) Au vu des données disponibles, rien ne permet de conclure que ces effets thromboemboliques sont liés au vaccin. »

Concernant cet étudiant victime d’une thrombose, l’Agence régionale de santé ne donne pas d’informations supplémentaires et confirme qu’une enquête judiciaire est en cours couplée à une enquête menée par l’agence nationale de sécurité du médicament.

« Afin de préciser les causes et les circonstances du décès, il est apparu nécessaire de procéder à des analyses complémentaires, informe le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. En l’état, il est nécessaire d’attendre les conclusions de ces expertises pour déterminer avec certitude les causes du décès « .

« Il n’y a pas de causalité avérée »

 » On sait que lorsqu’on a un programme vaccinal global, explique le professeur Régis Josien, directeur du laboratoire d’immunologie du CHU de Nantes, les données de pharmacovigilance vont forcément mettre en évidence des associations (entre vaccination et cas de mort suspecte) mais il n’y a pas de causalité démontrée. « 

Pour le Dr Yves-Marie Vandamme, praticien hospitalier au service des maladies infectieuses et tropicales du CHU d’Angers, il n’est pas forcément nécessaire d’établir un lien.  » Les cas de thrombose intracardiaque, dans l’aorte ou ailleurs, dit-il, nous les prenons en charge tous les jours à l’hôpital.  » Sans qu’il y ait eu auparavant une injection de vaccin.

« Nous pensons à la famille de cet étudiant » indique-t-on à l’ARS qui confirme qu’à ce stade, aucun lien n’a été prouvé entre le fait que le jeune homme ait reçu le vaccin AstraZeneca début mars et son décès.

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